Discours sur l'art créateur - chapitre 7 : N'oubliez pas d'être insolents


“Chercher ne signifie rien en peinture. Ce qui compte c'est trouver.” 

Pablo Picasso

En débutant, je dois bien l'avouer je n'aimais pas la pochette. Or je le constate aujourd'hui, il est très rare que je sorte en veste sans pochette. Et je ne vais pas tergiverser plus longtemps : la pochette change absolument tout dans une mise.

Comme je peux le constater dans les rues et sur la toile, la plupart des passionnés débutants sont frileux de porter des pochettes ou alors se posent trop de questions dessus. Je vous propose donc de revenir sur mon expérience de la pochette, en espérant que cela parle à certains d'entre vous.

Nous verrons successivement :

  • Les deux idées reçues que j'avais sur la pochette
  • La sagesse du Kakapo
  • La différence qui vous fera faire la différence
(Et une surprise si vous lisez l'article jusqu'au bout...)

    Commençons donc par...

    Les deux idées reçues que j'avais sur la pochette 

    C'est quand même fou qu'un objet aussi petit puisse autant déstabiliser, ne trouvez-vous pas ?

    Soyons honnêtes, on ne trouve pas forcément utilité à la pochette quand on commence à se passionner pour le tailoring. On a souvent des idées reçues dessus, qui nous bloquent. Pour ma part, j'en avais deux.

    La première étant que...

    La pochette obéit à des règles

    Grosse erreur.

    Des exemples de réflexions absolument stérilisantes que je me faisais sur la pochette :

    • "Cette pochette à liseré rouge ne peut pas aller avec ma cravate à fond rouge parce que c'est la même couleur, ça fait trop calculé",
    • "Non, je dois absolument plier cette pochette comme ça et pas autrement !".
    • "Pour aller avec plusieurs chemises, il faut vraiment qu'elle soit bleue."

    Cela vous est arrivé aussi ? Quelle plaie ces règles non ?

    Et pourtant, je vais vous livrer un secret : ces règles sont inutiles et leur efficacité est proche du niveau de la mer - c'est-à-dire zéro.

    Vous n'avez pas à suivre de règles quand il s'agit de pochette, écoutez simplement votre sensibilité. Si elle vous touche même sans explication particulière, c'est que c'est la bonne pochette.

    Ceci est lié à la deuxième idée reçue.

    La pochette est accessoire

    Il y a une note péjorative dans le terme "accessoire", dans le sens "pas important" ou encore "pas nécessaire". La réflexion peut se faire également sur la cravate mais ici nous resterons focalisés sur la pochette. 

    Je suis un fervent défenseur des fondamentaux. A partir du moment où l'on désire construire un style efficace, où l'on veut faire les choses dans l'ordre, alors le passage par les fondamentaux me parait inévitable.

    Néanmoins, je pense aussi que les détails sont importants et c'est ce qui créera la différence. Or la pochette si elle est délaissée, vous vous ôtez une grande partie de différenciation.

    J'ouvre d'ailleurs une réflexion, vous me direz si elle est pertinente : quand une personne en costume et chemise ne porte pas de cravate, c'est courant et ça ne choque pas vraiment.  Mais lorsqu'elle ne porte pas de pochette non plus, ne trouvez vous pas la tenue un peu trop... vide ?

    J'ai pour croyance que la pochette est un détail qui révèle beaucoup de choses sur son porteur, elle relaye une partie de sa créativité et de sa personnalité.

    Mais je me suis un peu trop étalé, voyons maintenant...

    La sagesse du Kakapo 

    Je vous ouvre de plus en plus le cercle d'intimité qui m'aide à faire avancer le chantier de Gyappu. Aujourd'hui, j'aimerai vous introduire une personne qui a été et est toujours un personnage bâtisseur clé de Gyappu. C'est un ami, un passionné, et un frère que je n'ai jamais eu.

    Son animal totem est le Kakapo. C'est une espèce de perroquet de Nouvelle Zélande - qui ne sait pas voler et qui n'est pas très intelligent (la théorie de l'évolution...). Donc même si ce personnage existe réellement, il répondra au nom de code Kakapo. J'aurai l'occasion de vous en reparler d'ici quelques mois (ça va être énorme mais patience).

    Voilà le zozieau.

    On pourrait définir le style vestimentaire de mon ami Kakapo comme l'application du P.I.M.P au tailoring avec des touches plus au moins fortes de militaria (il va me dire que j'ai oublié de dire ceci ou cela sur son style et blablabla... Détends toi mec, je reparlerai de toi plus tard, patience Kakapo).

    Il peut porter les pièces les plus clivantes du monde comme les plus classiques, il a des références que peu de monde possède, il connait très bien les règles mais les enfreint souvent (et volontairement), il a une culture fantastique du bon goût mais utilise le mauvais goût dans quasiment toutes ses mises.

    Horrible ce que je vous décris n'est-ce pas ?

    Pourtant ce que je viens de vous définir, c'est quelqu'un qui a travaillé les fondamentaux, et qui a commencé l'exploration de sa personnalité.

    Or à mes yeux, avoir du style, c'est ça.

    Si vous avez de l'expérience dans le style vestimentaire, si vous avez de la bouteille comme on dit, alors vous rentrez dans le cercle fermé de ceux qui jouent au plus haut niveau de maîtrise stylistique : vous développez... de l'insolence.

    De par son insolence, Kakapo m'a appris une chose sur la pochette. Depuis que je l'ai rencontré, et à chaque fois qu'on se voit, sa pochette est accordée à sa tenue... n'importe comment.

    Il n'y a absolument aucune logique cartésienne derrière son choix de pochette et si vous lui faites remarquer, je suis certain qu'il vous répondrait de manière détachée :

    "Moi j'aime."

    A vrai dire, le débat devrait s'arrêter là : c'est la grande sagesse du Kakapo.

    Vous aimez une pochette ? Alors portez la si vous en avez envie. Point barre.

    La différence qui vous fera faire la différence 

    Quand j'ai voulu développer des pochettes, j'avais la possibilité de prendre des tissus anglais ou des tissus italiens. Ce que j'ai vu était magnifique, vraiment. Mais comme vous commencez à bien me connaitre, j'ai trouvé que c'était trop facile. Je suis un peu maso quand il s'agit de créer (hé vous croyez que je ne vous ai pas vu ? Ce n'est pas bien de se moquer des tares d'une autre personne. Merci.).

    Alors comment faire pour les lier au système esthétique de Gyappu ?

    J'y ai beaucoup réfléchi et cela m'est apparu comme une évidence, il fallait du tissu de kimono pour avoir un bout du Japon à porter sur soi : des années d'histoire traditionnelle japonaise dans une poche.

    Je suis donc parti à leur recherche, et j'ai trouvé des bouts de rouleaux de tissu de kimono vintage. Je les ai soigneusement inspectés puis envoyés à mon atelier de cravates en Calabre. Dès le premier prototype, j'ai su que ce que j'avais dans les mains était une pièce qui réchauffe le cœur.

    Elles sont originales de par leurs motifs et leurs textures, elles apporteront beaucoup de profondeur à votre tenue : elles sont différentes et vous aideront à faire la différence en vous rendant... insolents.

    En somme, elles sont un bon support pour exprimer iki.

    Je ne vous laisse pas plus de suspense, les voici :

    Différentes crêpe de soie type Chirimen pour des tenues flamboyantes.

    De gauche à droite : une soie type jaquard, une soie imprimée, une crêpe de soie type Chirimen. Pour ceux qui ont un artichaut à la place du cœur.

    Bord roulouté à la main

    Une soie Tango non teinte (blanche, très rare d'en trouver dans cet état). Pour ceux qui veulent le grand frisson de la pochette, avec de la texture qui fait le twist et des broderies faites à la main (vertes ou rouges, selon le Power ranger que vous préférez).

    La broderie vue de plus près.

    D'ailleurs, pour les plus observateurs, vous en avez déjà vu une partie si vous avez lu le dernier article sur la mini-collection de cravates. C'étaient elles dans les mises :

     

    Bon... comme vous avez lu jusqu'au bout l'article, vous méritez une récompense.

    Vous savez que je ne fais jamais de soldes. Exceptionnellement ici pour les pochettes, je propose une offre (très) limitée.

    En quoi consiste l'offre ?

    C'est super simple. Il y a deux options.

    • Option 1 : Pour une commande supérieure ou égale à 250€ hors pochettes, une pochette classique de votre choix (à renseigner lors de la commande et dans les limites du stock disponible) et les frais de port vous seront offerts (soit une valeur totale de 50).
    • Option 2 : Pour une commande supérieure ou égale à 400€ hors pochettes, une pochette avec broderie de votre choix (à renseigner lors de la commande et dans les limites du stock disponible) et les frais de port vous seront offerts (soit une valeur totale de 70€).

    Combien de temps dure l'offre ?

    L'offre commence aujourd'hui (15/08/20) et elle se clôturera dans trois jours (18/08/20) à 18h00 exactement.

    Pourquoi ?

    Comme il s'agit de tissus vintage, je n'ai pu en trouver assez que pour faire entre 2 et 3 pièces par modèle et il ne peut pas y avoir de réassort. Les premiers arrivés seront les premiers servis, et si je laisse l'offre ouverte trop longtemps, il y aura ce moment "délicat" où le stock ne sera pas assez riche pour vous offrir la pochette que vous allez sélectionner à la commande. C'est donc mieux pour tous qu'elle soit balisée dans un espace de temps restreint.

    Comment dois-je faire pour bénéficier de l'offre ?

    Rien de particulier, si ce n'est passer commande, atteindre le palier pour  bénéficier de l'option désirée et de ne pas oublier d'indiquer la référence de pochette voulue (si vous avez un problème, écrivez moi à contact@gyappu.com, je vous répondrai dans l'heure maximum).

    Vous pouvez vous tourner vers des cravates, elles sont disponibles ici.

    Ou des chemises, elles sont disponibles ici.

    Si vous ne souhaitez pas bénéficier de l'offre limitée, mais que vous voulez simplement une pochette, elles sont ici.

    Et s'il vous plait.

    Surtout...

    N'oubliez pas d'être insolents.


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